Villes du Maroc
  Meknès (59) -   Tanger (34) -   Rabat (28) -   Fès (25) -   Assilah (25) -   El-hajeb (17) -   Ifrane (12) -   Larache (9) -   Taza (8) -   Chefchaouen (8) -   Azrou (8) -   événement (8) -   Tétouan (7) -   Martil (6) -   Sefrou (6) -   Marrakech (5) -   Mdiq (5) -   Ain leuh (4) -   Bhalil (4) -   Sidi kacem (4) -   Ksar sghir (3) -   Mrirt (3) -   Fnideq (3) -   Ouezzane (3) -   Oum-rbia (3) -   Agouray (3) -   Eljadida (2) -   Cabo negro (2) -   Essaouira (2) -   Moulay bouselham (1) -   Oujda (1) -   Jerf elmelha (1) -   Agadir (1) -   Sebta (1) -   Mohammedia (1) -   Maroc (1) -   Taroudant (1) -   Moulay yakoub (1) -   Timhdit (1) - 

douar ouled malek, a 32 km de taroudant

  Publié le 16-03-2013  - JAAFARI AHMED
Partager sur        accueil

Je voudrais contribuer par ce petit écrir très subjectif!
« La propriété de grand-père n’était pas très grande. À peine une quinzaine d’hectares ! Mais judicieusement exploitée, elle donnait du blé dont regorgeaient les greniers, et de l’huile d’olives, qui emplissait les réservoirs souterrains appelés matfiates, aménagés à cet effet !
Les cultures saisonnières abondaient (maïs, pastèques...). Et puis, l’élevage du bétail fournissait du lait qui s’écoulait dans les premières coopératives ayant succédé à celles créées par les coloniaux !
Les puits aussi étaient généreux ! On accédait à l’eau quand on avait creusé à peine une dizaine de mètres. Mais les grandes fermes d’agrumes crées par les colonisateurs, épuisèrent bientôt la nappe souterraine. Ce n’était que plus tard, que les spécialistes en irrigation recoururent aux techniques du goutte-à-goutte, mais c’était trop tard ! Bientôt les puits atteignirent cinquante mètres de profondeur !
Mais ce qui rendait la terre généreuse, c’était surtout la piété des hommes. Grand-père faisait sortir la Zakat avant toute chose ! Une fois les récoltes terminées, alors que le blé était encore dehors, sur le lieu où les épis avaient été battus pour en séparer les grains, il ordonnait à mes oncles de peser Laâchour qui s’en allait vers les pauvres !
Khali Omar nous racontait qu’à ce moment-là, ils passaient la nuit dehors pour surveiller le blé, et il leur arrivait alors de voir des êtres, qu’ils ne pouvaient identifier, mais qui s’amenaient avec la même quantité de sacs donnés par grand-père, et ils en déversaient le contenu sur le blé d’où ils avaient été prélevés ! Ceci, confirmait que La Zakat n’est pas un don perdu, mais qu’au contraire, il est gagné, puisqu’il est rendu, et il servira à bénir le reste ! Et C’était de même pour toutes les récoltes !
Cette propriété qui était la seule qui se trouvait sur cet endroit-là, fut utilisée comme repère géographique par les coloniaux quand ils éditèrent la carte géographique de la région, en 1954 : sur la route nationale qui va de Taroudant vers Ouarzazate, au niveau de la borne « 32 Km », c’est indiqué « Dar Benddouche»
Les chauffeurs de cars, et de taxis la connaissent bien. Autrefois, les gens pouvaient laisser leurs colis à envoyer, avec le nom et l’adresse, sans crainte d’être volés, et les cars passaient, prenaient les colis, en déposaient d’autres, et repartaient, même s’il n’y avait personne! Autrefois, la sécurité, la confiance, et la piété étaient aussi abondantes que les récoltes des champs ! »

Mes souvenirs d’enfant !Mais qu'en reste-t-il quarante ans plus tard!!!

presse à huile délabrée



Lieux au gré du vent

  Commentaire N°1 - oui, !  Publié le 17-03-2013 à  - JAAFARI AHMED

Cher ami,c'est bien la pierre qui sert à écraser les olives, qui sont ensuites mises dans des couffins,lesquels sont pressés sous un tronc ; celui-ci descend peu à peu actionné par une vis génante, en bois elle aussi!


©voyage.marocagreg.com
confidentialité 2013